Dossier : “Les élections municipales à Nogent-sur-Marne” – Mars 2026

Les candidats, vous les connaissez, vous avez reçu leurs programmes, sûrement échangé avec eux….. mais savez-vous ce qu’ils feraient si on leur confiait une baguette magique? Quels super-héros ils choisiraient pour travailler avec eux à la mairie? Connaissez-vous vraiment leur attachement à notre ville de Nogent-sur-Marne? Nous, les journalistes du Petit Edison, citoyens de 9 à 14 ans, les avons interrogés, challengés, un peu secoués car nous avons de grandes attentes pour notre ville préférée. Des rencontres sportives que l’on vous laisse découvrir !!PS: notre emploi du temps d’écoliers / collégiens ne nous a pas permis de rencontrer tous les candidats, aussi avons-nous sélectionné quelques candidats dans la liste de départ. Voici nos interviews par ordre alphabétique. Grégory Garniche : Qui êtes-vous?Je suis le candidat de la gauche pour Nogent-sur-Marne, face à cinq listes de droite. Je n’ai pas encore de parcours professionnel puisque je suis étudiant en histoire. L’histoire, c’est important, on y apprend tous les combats pour défendre ses idées. Je militais dans des mouvements de jeunesse écologistes, puis j’ai rencontré des personnes qui m’ont poussé à m’engager. Je n’avais pas prévu d’être tête de liste. Quand j’étais petit, je rêvais d’être réalisateur de cinéma. Mais si je veux m’engager politiquement, c’est pour faire bouger les choses.Notre liste est intergénérationnelle. Votre programme ?Créer un centre de SANTÉ-PRÉVENTION public car à Nogent on a un hôpital privé et les centres de santé sont rassemblés dans un seul quartier. Nous voulons un centre municipal de santé dans un autre quartier.Une ASSEMBLÉE CITOYENNE pour que tous les habitants proposent leurs idées pour la ville, avec une plus grande fréquence. Aujourd’hui, les élus se réunissent de temps en temps, et entre les conseils, il ne se passe rien. Ce qui manque aujourd’hui, c’est l’écoute des citoyens, des instances pour discuter.Une CANTINE BIO 100% gratuite. Aujourd’hui la cantine est un poste qui coûte cher aux familles, de même que les transports, il faudrait que la ville rembourse 50% du PASS NAVIGO. L’environnement ?VEGETALISER, que Nogent soit une ville verte.Mieux TRIER les déchets, avec un plan intercommunal, développer le COMPOST.Mieux LUTTER CONTRE LA POLLUTION DE L’AIR, car trop de voitures et de camions transitent par Nogent. Et pour les jeunes ?Un BUDGET pour le CONSEIL DES JEUNES. La mairie doit donner aux jeunes les moyens et les occasions de s’investir.Créer un FONDS pour les activités périscolaires, les achats de fournitures ou pour aider les familles en situation de précarité.Faire des actions pour lutter contre le harcèlement, défendre les personnes les plus vulnérables comme les enfants en situation de handicap.Élargir les trottoirs aux abords des écoles et y réduire le trafic pour davantage de sécurité. La promesse que vous souhaitez le plus tenir ?Le développement des pistes cyclables et des mobilités douces. Aujourd’hui Nogent est pensé pour la voiture, il faut développer les possibilités de circuler en vélo et garantir la sécurité des utilisateurs. Si vous aviez une baguette magique ?Je mettrais des arbres partout, de la verdure.Entre un parc géant, une bibliothèque incroyable et unmusée des inventions, que choisiriez-vous pour Nogent ?La culture est essentielle à Nogent, alors je choisirais la bibliothèque géante. Votre endroit préféré à Nogent ?Le collège WATTEAU où j’ai fait ma scolarité. Un super-héros dans votre équipe municipale ?L’héroïne que j’aimerais voir à Nogent serait Lucy Gray, héroïne du dernier livre Hunger Games. Elle incarne parfaitement la recherche de la liberté et la volonté de vivre ensemble, refusant tout système d’oppression et luttant contre le régime autoritaire et inégalitaire du capitole. Avec notre liste nous nous fixons comme objectif de faire de Nogent la ville du vivre ensemble et de l’égalité, en améliorant le pouvoir d’achat des habitant-es, notamment les plus précaires, et en rassemblant les nogentais-es pour se retrouver au-delà de nos différences. Parlez-nous de votre attachement à Nogent?Ce que j’aime le plus dans ma ville c’est qu’elle est basée sur la solidarité. Je pense aux Italiens qui se sont installés à Nogent, qui ont façonné la ville en mettant en place un vrai réseau de solidarité. A quoi ressemblera Nogent dans 20 ans ?Une ville avec davantage de cohésion sociale, où tout le monde se sentira inclus, les jeunes, les personnes âgées, les habitants de tous les quartiers. Avec des cafés intergénérationnels, où tout le monde discute et se sent important. La plus belle chose qu’on pourrait vous dire après votre mandat ?Merci d’avoir proposé autre chose et d’avoir renouvelé cette ville qui ne bougeait pas depuisdes années. Gilles Hagège : Qui êtes-vous?J’habite Nogent depuis 40 ans, j’ai deux enfants et deux petits-enfants. J’ai été dans les associations des parents d’élèves pendant 15 ans. Je suis vétérinaire à Nogent, sur la Grande rue, et j’accueille des stagiaires de troisième comme vous. Je suis entré en politique tardivement, j’étais d’abord très actif dans la société civile. Aux dernières élections de 2020, je me suis présenté pour être maire et j’ai perdu à 60 voix. J’espère être élu cette fois-ci. Votre programme ?Il y a beaucoup de choses à changer mais la première est de retrouver l’esprit “village” qu’il y avait avant avec desanimations et relancer le dynamisme commercial. Aujourd’hui les commerces ferment et il y a des constructions très moches qui défigurent la ville. Il faut changer le plan de stationnement car il coûte cher. Il nous faut plus de vert et de plants d’eau, apporter la Marne dans la ville, que les enfants puissent jouer dedans.Pour les familles : créer une maison de la parentalité, on en manque à Nogent. Les jeunes parents ne savent pas où se renseigner. Et il faut redonner une place aux grands-parents qui peuvent apporter des choses aux enfants, pas forcément leurs propres grands-parents, mais des seniors. L’environnement ?TRANSITION ÉCOLOGIQUE : chercher des nappes chaudes au fond de la terre, des énergies vertes qui ne polluent pas. Nogent est une petite ville, on ne va pas mettre d’éolienne mais on peut acheter des énergies vertes.Des NAVETTES financées par de la publicité. PROPRETE : créer une police de civilité, on explique, on prévient
Podcast N°1

Visite des journalistes du Petit Edison à l’Assemblee Nationale le 3 septembre La rentrée du Petit Edison s’est faite, cette année, sur les chapeaux de roues, avec la collaboration au projet Citoyen de David Gordon, et son podcast « Les questions qui se posent à Nogent sur Marne ».Nous sommes allées visiter l’Assemblée Nationale en sa compagnie et avons interviewé notre député, Mathieu Lefebvre. On vous laisse découvrir nos questions.
L’interview d’Eddy : Micheline, l’enfant cachée de la seconde guerre mondiale

L’interview d’Eddy : Micheline, l’enfant cachée de la seconde guerre mondiale Nous avons eu la grande chance de rencontrer Micheline qui a été une enfant cachée à la campagne, parce que juive, pendant la seconde guerre mondiale. Elle a grandi au Perreux et à Nogent et nous a raconté son histoire. Nous avons reçu, en l’écoutant, une vraie leçon de vie qui nous marquera pour toujours. Pouvez-vous nous raconter votre histoire?Mes parents venaient de Pologne. Ils ont dû partir de leur pays à cause de l’antisémitisme et de la misère. Ils se sont rencontrés ensuite en 1933 à Paris et se sont mariés. Je suis née en 1935. Ils se sont alors installés dans une maison au Perreux où j’habite encore. A cette époque au Perreux, il y a encore des fermes. Mon père avait alors fait une demande de naturalisation qui a pris du temps, puis avec la guerre, les dossiers n’ont plus été traités. Lorsque la guerre a commencé, beaucoup d’étrangers juifs et non juifs se sont engagés pour défendre la France et défendre la liberté, l’égalité, la laïcité. En 1939 mon père s’est donc engagé volontairement. Il y avait tellement de ces immigrés qui adoraient la France et voulaient ladéfendre qu’on ne trouvait plus assez de ceinture pour les uniformes. Ils ont dû alors utiliser des cordons. Les allemands pour se moquer d’eux les appelaient le “régiment ficelle”. Mais la guerre a été courte, mon père a été démobilisé et est rentré à la maison.J’adorais mon père, tous mes premiers souvenirs sont rattachés à lui. Il m’a appris à nager dans la Marne, à faire du vélo.Un jour mon père a reçu une lettre d’apparence banale qui lui demandait de se rendre au commissariat (qui était à l’époque à l’emplacement du conservatoire de Nogent actuel). Ma mère a eu peur et lui a demandé de ne pas y aller, mais il avait confiance. Il a dit, “c’est la France”. Malheureusement, c’était un piège. Il a été arrêté et emmené au camp de Beaune la Rolande. Quand il a été blessé, ma mère a pu lui rendre visite à l’infirmerie, et elle lui a demandé d’essayer de se sauver mais il a refusé. Il pensait qu’il risquait juste d’être envoyé pour travailler en Allemagne et craignait les représailles pour nous. J’avais six ans à l’époque et il m’a dit “occupes toi bien de maman”. Il pensait à nous. Mais on n’imaginait pas alors ce qui allait arriver. Que s’est-il passé pour vous alors ?A ce moment-là, fin juin 1942, j’ai été confrontée à l’antisémitisme. J’aimais beaucoup l’école et j’y avais beaucoup d’amies. J’avais même reçu le prix de la camaraderie. Mais un jour, on a dû porter l’étoile juive. Je ne voulais pas la mettre et la dame qui l’a cousue était mal à l’aise. Pour me rassurer elle m’a dit “regarde, c’est joli sur ton gilet bleu”. Mais en arrivant à l’école, une fille a dit “regarde, la juive “ d’un air méchant. La maîtresse lui a alors répondu “c’est méchant ce que tu as fait “ et cela m’a fait du bien. J’ai pensé “la justice est de mon côté”.Et puis, une nuit, le 16 juillet 1942, on a sonné à la cloche. Je dormais avec ma maman depuis que mon père avait été arrêté. Ma mère allait ouvrir car elle pensait que mon père avait été libéré, lorsqu’elle a aperçu une voiture de police et des Messieurs en civil. Elle était terrorisée, je sentais son cœur battre. Ils ont essayé de défoncer la porte mais n’ont pas réussi. Dès qu’ils sont partis ma mère a pris une valise et on s’est enfuies chez un oncle à Malakoff. On a su par la suite qu’ils étaient revenus avec un serrurier mais heureusement, on était déjà parties. Ce jour-là, on aurait dû être embarquées lors de la rafle du Vel d’hiv et nous aurions été déportées. Les Allemands avaient demandé seulement les adultes, c’est le régime de Vichy qui a aussi envoyé les enfants. Les juifs avaient été nombreux à s’enregistrer auprès des mairies, à porter l’étoile juive car ils sont respectueux des lois. On ne savait pas ce qui allait nous arriver.On s’est donc retrouvées chez mon oncle qui avait été naturalisé avant 1927 (tous ceux qui avaient été naturalisés après 1927 ont perdus leur naturalisation avec le régime de Vichy). Les adultes ont discuté pour trouver un moyen de sauver les enfants. Nous étions cinq cousins, entre cinq et quatorze ans. Ils nous ont alors envoyé dans une ferme, dans un village où la guerre semblait bien loin, tandis que ma mère est restée à Malakoff. Là-bas, on vivait un peu comme au 19ème siècle, il y avait les vendanges, les ouvriers arrivaient. On allait à l’église. Il y a eu beaucoup d’enfants juifs cachés dans des villages, des couvents, des églises, un ami dans la police venait nous prévenir quand il y avait un danger. Ces gens risquaient leurs vies pour nous sauver, c’était très courageux. Nous sommes restés trois ans dans ce village. Et après, comment s’est passé votre retour, à la fin de la guerre ?Lorsque nous sommes rentrées à la maison, elle avait été complètement pillée. Elle avait été réquisitionnée pendant la guerre. Ma mère pensait “quand ton père rentrera, il ne trouvera plus rien”. Mais il n’est jamais rentré. Dans la dernière lettre que mon père avait envoyée, il lui disait qu’il partait pour une destination inconnue. Et il lui a demandé de m’acheter une bague pour mes treize ans.Le premier 14 juillet après la guerre, ma mère avait mis un drapeau tricolore pour la France et un drapeau bleu et blanc pour les juifs. Elle m’a dit “maintenant que la guerre est finie, on a le droit d’être juifs”.Après la guerre, c’était difficile. D’abord, ne plus avoir mon père que j’adorais. Ensuite, on se demandait qui on était, nous les enfants. J’avais un grand-père rabbin, puis on avait dû porter un autre nom, aller à l’église … Le
C’est la rentrée !

C’est la rentrée ! Les journalistes du Petit Edison te font ta check list de rentrée pour ne rien oublier : 1- Range ta chambre, tu peux enlever les vieux cahiers de ton sac, le vider, jeter les petits mots échangés pendant les cours pour ne pas te faire prendre, si tu as de la chance tu trouveras quelques bonbons oubliés et encore comestibles ou des euros, si tu n’en as pas, ce sera seulement un vieux chewing-gum oublié (beurk) 2- Si tu es d’attaque après des semaines de liberté, tu peux faire des fiches sur des leçons que tu as du mal à comprendre (mais bien sûr, rien ne t’y obliges, tu peux aussi profiter des derniers jours avant la date fatidique) 3- Un peu de shopping : tu dis aux parents qu’il faut aller acheter les fournitures et l’air de rien, tu bifurques vers tes enseignes mode préférées. Il faut être présentable le jour de la rentrée, n’est-ce pas ? 4- Skin care : le soleil d’été c’est bon pour le moral mais attention la peau : gommage, masque, sérum… ne lésine pas pour éblouir tes futurs camarades 5- Yoga, Pilate, séances de méditation, musique douce, course à pied, appels à tes meilleurs amis… tout est bon pour faire descendre la pression avant le jour J 6- La veille : c’est le moment d’essayer de te coucher tôt en chassant tes envies de fugue ou de reconversion. Arrête de rêver, demain tu seras à 8h30 devant l’école/ le collège / le lycée …. mais tu auras plein de choses à raconter aux copains….
Les expressions de la langue canadienne